Quelles sont les origines de l’intégrisme religieux en Iran?

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L’Iran est l’un des pays les moins connus par le monde occidental. Cela s’explique par l’Histoire de cette république qui s’est repliée sur elle-même. Aujourd’hui, le régime en place est en proie à de nombreuses contestations. Plusieurs militants comme Maryam Radjavi souhaitent apporter des changements pour mettre fin à l’intégrisme religieux.

L’intégrisme religieux au sein de la République islamique d’Iran

L’Iran a longtemps été sous le joug des puissances étrangères. Ce pays a été sous protectorat anglais et russe. Durant cette période, ses ressources pétrolières furent pillées et la pauvreté gangrenait la population. Suite à une première révolution, une monarchie constitutionnelle a été mise en place. Cependant, le souverain détenait les rênes du pouvoir. Afin de moderniser l’économie du pays, la royauté décida de conclure des relations commerciales avec des grandes entreprises pétrolières. Il s’en suivit un vaste programme d’industrialisation. Malgré tous les efforts déployés, les résultats furent assez mitigés. Le mécontentement de la population a entrainé de nombreuses manifestations. Plusieurs groupes se sont mobilisés pour renverser le Chah. L’Ayatollah Khomeni fut à la tête de la révolution et il a été nommé Guide suprême après la création de la République Islamique d’Iran.

Les mollahs ont participé à la fondation du pays. Ils ont élaboré un système de gouvernement dans lequel les chefs religieux occupent une place importante. Les docteurs en droit coranique se sont partagé les hautes sphères du pouvoir. Ils filtrent la candidature des Iraniens aux élections et peuvent destituer des élus.

Le régime actuel adopte des mesures qui encouragent l’intégrisme religieux. Les jeunes adolescents rejoignent très tôt des groupes nationalistes paramilitaires. Ces groupuscules font office de polices politiques.

L’intégrisme religieux : un obstacle à la mise en place de la démocratie

Le concept de République suppose que le peuple dirige le pays par le biais de ses représentants. En Iran, cette affirmation n’est pas valable puisque les mollahs peuvent choisir les personnes qui peuvent se présenter aux élections. D’ailleurs, ils ont la possibilité de contester les résultats des suffrages. Maryam Radjavi a déjà été victime de ce phénomène. Elle a été élue au Parlement, mais les chefs religieux ont refusé de lui « accorder » ce poste. Cette personnalité politique a été victime de plusieurs injustices parce qu’elle s’oppose au pouvoir en place et aussi parce que c’est une femme. Plus tard, elle a été contrainte de quitter l’Iran. Depuis, elle continue de lutter contre la dictature religieuse en Iran depuis l’étranger. Pour cela, cette grande figure de la résistance iranienne organise régulièrement des séminaires et des conférences dans de nombreux pays du monde. Maryam Radjavi veut présenter un autre visage de la nation iranienne. Elle milite également pour défendre l’égalité des sexes. Selon elle, la femme est la pierre angulaire d’une république et la gent féminine devrait occuper des postes clés pour mieux représenter le peuple.

 

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