Brexit : Et maintenant ?

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La question est sur toutes les lèvres depuis que l’accord sur le Brexit a été rejeté pour la troisième fois ce vendredi 12 avril 2019. Quel est le sort du Royaume-Uni ? De part et d’autre de la Manche, les observateurs et les principaux acteurs du Brexit s’inquiètent.

Le divorce RU/UE n’est pas prêt d’être consommé

L’accord de 600 pages sur le divorce du Royaume et de l’Union Européenne a été rejeté, vendredi dernier sans avoir trouvé de consensus. 

Les dirigeants européens se sont mis d’accord sur le report de la mise en place du Brexit afin d’éviter un divorce sans accord qui aurait de graves conséquences. Initialement prévu le 29 mars, puis le 12 avril, il sera finalement reporté au 31 octobre 2019. Ce délai peut cependant être raccourci, si les députés britanniques parviennent à un accord avant.

La veille du sommet spécial de l’UE sur le Brexit, la Première Ministre britannique avait exhorté les députés britanniques à trouver un consensus avant les élections européennes de mai. Le gouvernement s’est dit prêt à apporter des modifications sur certains éléments. 

Il faut rappeler en effet que le parti travailliste a toujours refusé l’application d’un Brexit dur qui sortirait le Royaume-Uni de l’Union douanière et du Marché unique. Ils veulent préserver des relations étroites avec l’UE alors que la Première Ministre souhaite mieux contrôler l’immigration et les relations commerciales.

Les scénarios possibles : No Deal VS consensus

Le pire scénario catastrophe est celui du NO DEAL. L’absence d’accord de divorce fait craindre le retour des formalités douanières, la flambée des droits de douane, la pénurie de certains produits ou médicaments, le recul permanent du PIB britannique, la rupture brutale avec les traités européens et donc le vide juridique.

C’est pour éviter ce scénario que le report au 31 octobre a été voté. Il s’agit donc d’un sursis qui devrait permettre de trouver une autre issue et d’éviter la crise économique. Cependant, les milieux économiques britanniques ne cachent pas leur inquiétude puisque cette incertitude nuit à leurs affaires. Les députés n’ont d’autre choix que de trouver un consensus avant cette date en tentant une renégociation partielle de l’accord de sortie.

La dernière solution ultime serait le recours à un nouveau référendum au cas où les députés ne parviennent pas à un accord. Bref, 3 ans après le référendum, la sortie du Royaume-Uni de l’UE n’est peut-être pas encore pour demain.

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