Les extensions de garantie : que faut-il en penser ?

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Tous les achats s’accompagnent désormais d’une proposition d’extension de garantie. Electroménager, automobile ou informatique, les marques proposent ce service, généralement payant, et les consommateurs se demandent s’ils doivent craquer ou pas. Est-ce vraiment utile ?

Plusieurs types de garanties

Avant toute chose, il faut savoir distinguer ces extensions des « vraies » garanties. Tout bien bénéficie obligatoirement  de deux garanties gratuites. La première est la garantie légale de conformité qui va couvrir les défauts et pannes au maximum jusqu’à deux ans après la date d’achat. En somme, si quelque chose arrive pendant les 6 premiers mois, les fabricants considèrent que le produit était déjà porteur d’une faille. Il s’agit donc d’une garantie pour les défauts de conception et de montage. La seconde s’intéresse aux vices cachés, elle concerne les mêmes défauts que précédemment mais durant toute la durée de vie de l’appareil.

Le client se voit ensuite proposer une garantie commerciale qui n’est pas obligatoire et dont la durée et la prise en charge peuvent varier. On parle alors des fameuses extensions. Pendant 2, 3 ou même 5 ans de plus, les appareils peuvent être couverts, mais  la garantie prend la forme d’un contrat d’assurance, des contrats qui parfois n’ont rien à voir avec les garanties originelles.

Les conditions

En effet, le consommateur doit savoir qu’en cas de problème, il devra s’adresser au service après-vente, souvent sous-traité à une société indépendante. Si certaines marques proposent un SAV intégré (Darty par exemple), nombreuses sont celles qui optent pour la SFG, société française de garantie (Pixmania, Carrefour, Leclerc…).

Pour l’automobile, les garanties sont gérées par les sociétés d’assurance ou des organismes financiers. Enfin sur internet, de nouveaux prestataires proposent des formules à la carte pour garantir tous ces appareils, il faut donc comparer et ne pas se précipiter.

Dans la majorité des cas, les mentions les plus proposées sont « remboursement pièces et main d’œuvres ». Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faille s’en contenter. Il faut prendre le temps de lire les conditions générales, là où se cachent souvent les mauvaises surprises : une panne par an seulement, le début de la garantie 30 jours après la signature, des pixels morts ou joints en plastique non couverts mais qui représentent pourtant 75% des pannes.

Pour les voitures, la liste n’en finit pas sans oublier les limites de contrat à 125 000km et les exigences d’un entretien irréprochable pour espérer pouvoir bénéficier de quelque chose ! Il faut aussi réserver ces assurances aux appareils les plus chers puisque les montants de vétusté sont aussi appliqués, une décote parfois de 1% par mois depuis la date d’achat !

De manière générale il vaut mieux opter pour les contrats sans franchise et qui remboursent la « valeur à neuf ». Les contrats multirisques habitation proposent aussi souvent des extensions de garantie pour l’électroménager ou l’électronique nomade (tablette, GPS…), à vérifier avant de souscrire pour une autre.

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