Valoriser vos effluents de ferme au bénéfice de vos sols, de vos cultures et de votre cheptel

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Les effluents d’élevage peuvent être une réelle mine d’or pour les éleveurs. Ces effluents permettent d’enrichir le sol en matière organique, ils favorisent la formation d’humus et l’activité biologique des sols et apportent des éléments fertilisants qui peuvent être utilisés directement par les cultures. Ces effluents s’ils ne sont pas gérés de manières optimales peuvent cependant générer des effets négatifs pour les sols, les cultures et le cheptel.

Les élevages, avec l’augmentation des cheptels, des bâtiments mais aussi le développement du zéro pâturage (toute l’année ou une partie) produisent une grande quantité de fumier et de lisier ce qui demande énormément de temps d’argent et d’énergie pour les épandre dans les champs.

Les fumiers sont également source de mauvaises graines (rumex, chardon…), de bactéries et parasites pathogènes.

Le rapport C/N des fumiers en sortie de bâtiment ou stocké au champ peuvent atteindre des niveaux élevés (sur les essais réalisés par Timac Agro les résultats vont de 20 à 30). Sachant que le C/N optimal d’un sol se situe entre 10 et 12, la digestion de ces fumiers par le sol va demander beaucoup d’énergie (azote, activité microbienne) pour les transformer en humus.

Des dérives fermentaires peuvent également apparaître notamment dans le cœur des tas ce qui va favoriser le développement :

  • de bactéries anaérobie qui sont néfastes pour le sol
  • d’odeur qui sont liées à des pertes ammoniacales et de composés soufrés donc à des valeurs fertilisantes pour le sol.

Les lisiers qui peuvent contenir de 50 à 80 % d’azote sous formes ammoniacales sont propices à l’apparition d’odeur au stockage et à l’épandage. Ce qui peut :

  • pénaliser les performances animales lorsque le bâtiment est sur caillebotis
  • engendrer des plaintes du voisinage
  • diminuer la valeur fertilisante
  • pénaliser le développement des légumineuses

Les lisiers « mort » n’ayant pas d’activité biologique aérobie vont rentrer en putréfaction et favoriser l’apparition de croûte à leur surface. Ceux-ci vont développer des bactéries anaérobies (pénalisantes pour le sol), être plus difficiles à reprendre (nécessiter de brasser et broyer), moins homogènes et moins fluides (brulures des feuilles).

TIMAC AGRO a mis au point une solution permettant de gérer et de valoriser de manière optimale les effluents d’élevage. Cette solution, l’ACTIPOST, a pour base une fraction minérale et une fraction organique.

La fraction minérale est composée d’algue marine et d’argile.

Les algues marines ont pour propriétés d’être microporeuses et riches en calcium ce qui permet :

  • « D’emprisonner » de l’oxygène au cœur du tas et de favoriser les fermentations aérobies,
  • De fixer les bactéries et favoriser leurs développements,
  • De réguler le pH
  • D’activer la digestion de la matière organique.

Les 2 types d’argiles utilisées (en feuillet et en gage) agissent comme de véritables éponges fertilisantes en retenant les minéraux qui sont sous forme ionique (ammoniac, potasse et sodium. Cela permet, de conserver la valeur fertilisante de l’effluent et diminuer les odeurs au stockage et à l’épandage.

La fraction organique est un véritable kit prédigesteur aéorobie composé de champignons, levures et bactéries spécifiquement sélectionnées pour leur activité favorable à la digestion de la matière organique. L’activité de ces micro-organismes permet de réduire le C/N et de se rapprocher du C/N optimal du sol. Le fumier est donc plus facilement incorporé au sol. La partie de l’azote sous forme ammoniacale qui est lessivable et volatilisable va être incorporée aux micro organismes sous forme organique ce qui va diminuer l’apparition d’odeur (au bénéfice de vos animaux et de vos voisins) mais aussi protéger l’azote qui n’est pas toujours utilisée au moment de l’épandage (exemple d’un épandage d’automne pour un besoin d’azote par la culture au printemps).

Le développement de ces micro-organismes entraine une montée en température du tas de fumier (plus de 60°C pendant plusieurs jours) ce qui permet de diminuer le stock semencier de mauvaises graines.

L’activité de ces micro-organiques permet également de limiter l’apparition de croûte sur les lisiers, celui-ci travaille, se brasse naturellement et est plus homogène et fluide.

Sur les différents essais qui ont été mis en œuvre, on observe :

  • Une diminution de 4 points du rapport C/N
  • Une diminution du volume des fumiers de minimum 20 %
  • Une concentration des valeurs fertilisantes (moins de pertes et moins de volumes)
  • Moins d’odeur au stockage et à l’épandage
  • Un lisier sans formation de croûte et plus homogène
  • Une production fourragère augmentée de 37% et l’équivalent de 39 U d’azote valorisé en plus à l’hectare (quantité + qualité fourragère)
  • + 2.4 T / ha de maïs ensilage avec un apport de 40 T de fumier.
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A propos de l'auteur

Blogueur passionné, je m'intéresse à toute l'actualité politique en France et à l'international.

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