Souvenirs d’un voyage au Pérou…

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Mon voyage au Pérou n’est plus tout récent, août 2005, mais les souvenirs restent. J’y repense très souvent et beaucoup de bons et moins bons souvenirs reviennent. J’estime aujourd’hui que ce fut mon plus beau voyage.

Pour replacer le décor, nous sommes partis à 3, deux garçons une fille, nous avions 20 ans et « pas de budget »; assez pour dormir dans des petits hotels mais pas assez pour manger tous les jours au restaurant. Nous étions équipés de gros sacs à dos de randonnée et avions pour objectif de traverser la moitié du pays en bus, en train et à pied !

Je vais essayer de retracer les différents souvenirs qui remonteront à la surface, sans respecter d’ordre ( chronologique ou de préférence ). Simplement au fure et à mesure qu’ils feront surface.

Le premier soir au Pérou

La première soirée au Pérou fut mémorable. Nous avions la chance de connaitre quelqu’un sur Lima pour venir nous chercher et nous guider pour nos premières heures à Lima.

C’était pour nous la première fois que nous mettions les pieds dans un pays – disons – moins « civilisé » que le notre. Et ce choc fut immédiat. La circulation au Pérou est chaotique. Elle se fait comme dans beaucoup d’autre pays au klaxon et à celui qui aura plus de culot que son prochain. Nous avons rapidement enregistré que pour notre survis nous devions faire très attention à bien respecter les feux pour traverser et être sur le qui-vive en permanence.

Nous avons ensuite déposé nos affaires à l’hôtel et notre compagnon péruvien nous a emmené diner au restaurant afin de nous briefer sur la vie Péruvienne.

Les conseils sont tombés et ils étaient plus inquiétants les uns que les autres:

– « Surtout ne mangez pas dans la rue, si vous ne voulez pas tomber malade »;

– « Si un policier vous demande le suivre, faites le à pied, ne montez jamais dans sa voiture, il pourrait avoir de mauvaises intentions. »;

-« Même conseil que le précédent concernant les taxis ! Toujours vérifié qu’il est officiel et qu’il possède un numéro bien visible. »

-« Ne pas acheter de drogues, les dealers sont très souvent en connivences avec la police ! Vous serez tout de suite dénoncés »;

-« Ne vous promenez pas trop tard le soir, ni avec trop d’argents sur vous ! On ne sait jamais ! »;

Bref’, plus les conseils tombaient et plus nous étions inquiets pour la suite du séjour. Mais nous avons gardé le moral et attendions avec impatience de récupérer nos bagages le lendemain pour affronter au mieux ce fameux pays !

Visite de Lima

Lima est, de loin, la ville la plus désagréable que nous avons visitée. C’est une ville vraiment très grande. Les quartiers les plus pauvres entourent le quartier riche de la Ville.

Dans mes souvenirs, la pollution est la constitution principale de la ville ! Pour avoir passé plusieurs jours dans Lima, je n’ai pas vu une fois le soleil. Le ciel bas et gris de pollution a été notre seul compagnon !

A 30km environ se trouve le site de Pachacamac. Ce site ne présente aucun intérêt à mes yeux. Peut-être est-ce dû à mon manque d’amour pour cette ville ?!

Le seul bon souvenir que je retiens de cette ville est notre dégustation de crêpes. Ma grand-mère ayant eu la gentillesse de nous en faire avant notre départ, nous avons pu les déguster sur la Plaza Mayor; devant le Palais du Gouvernement.

De Lima à Cusco

Cusco fait partie des villes à ne surtout pas oublier lors d’un séjour au Pérou. C’est le point d’entrée principale pour la vallée des Incas. Mais attention, il n’est pas recommandé de faire le trajet en une fois ou il faut être très prudent ! Pourquoi ?

La différence d’altitude entre ces deux villes est très importante. Lima se trouve à 80m au-dessus de la mer et Cuzco se trouve à 3 300 mètres d’altitude environ. Cette altitude est très dure à encaisser pour le corps humain et au-dessus de 3 000 mètres celui-ci met plus de temps à s’adapter et vous mettrez plus de temps à reprendre votre souffle.

Une fois arrivé à Cuzco, nous vous conseillons fortement de vous reposer et de ne pas faire d’efforts physiques durant 24 à 48h. Si vous ressentez la moindre douleur respiratoire, il est très fortement recommandé de redescendre/repartir ! Le mal de l’altitude peut être mortel !

Le trajet entre ces deux villes peut se faire par la voix des airs ou par bus, la décision dépend de votre budget et de votre peur de l’avion. Il faut compter environ 300 euros et une bonne frayeur à l’arrivée !

Concernant le bus, c’est le moyen le plus économique, mais la patience est de rigueur. Il faut compter une bonne vingtaine d’heures. Je vous conseille fortement de prendre un bus haut de gamme car vous traverserez les montagnes de nuit et cela secoue énormément. Attendez vous à entendre les gens vomir – souvenir personnel. Prévoyez votre sac à vomi ou des médicaments si vous êtes sujets au mal des transports.

Pourquoi aller à Cuzco ? Partie 1

La réponse est simple, parce que c’est une très belle ville avec un fort passé historique ! Mais on pourrait aller plus loin en disant que c’est la porte de la Vallée Sacrée des Incas ! Vous passerez forcément par Cusco pour aller voir le mythique Machu Picchu. C’est aussi le point de départ du fameux Chemin de l’Inca, qui vous fera arriver directement sur le site du Machu Picchu le dernier jour.

Je vous conseille de vous reposer au moins deux jours avant de prendre la route à l’intérieur de la Vallée Sacrée. De nombreux pubs et restaurants sont ouverts tard le soir et vous permettront de passer d’agréables soirées avec la population locale.

Enfin la plaza de Armas est très jolie et vaut le détour.

Pourquoi aller à Cuzco ? Partie 2 – Le Machu Picchu

Comme précisé dans l’article précédent, Cuzco est la porte d’entrée de la Vallée Sacrée. Je vous conseillais donc fortement d’y passer quelques jours. Mais l’objectif reste toujours d’aller visiter ce fameux Machu Picchu !

Pour se rendre sur le site, vous devrez obligatoirement passer par Aguas Calientes. Pour se rendre dans cette ville, si vous n’êtes pas véhiculé, vous devrez prendre le train. Celui-ci n’est pas donné et il existe deux tarifs, le tarif touriste et le tarif local. Vous ne pourrez y échapper. Attention à bien réserver son billet, les « places sont chers ».

Aguas Calientes est la ville qui se situe au pied du site. Cette ville a été totalement construite autour du Machu Picchu. Il existe donc de nombreux hôtels – plutôt au dessus des prix moyens – restaurants et activités nocturnes. Mais si vous voulez apprécier au mieux le site, il vous faudra vous y rendre pour le lever du soleil.

Pour y accéder, vous aurez le choix entre le bus, qui vous déposera tout en haut du site, ou la randonnée ! Prévoyez les lampes frontales, il faudra gravir de nombreuses marches pour arriver en haut ! Comptez 2 bonnes heures si vous êtes très bon marcheurs.

Une fois arrivé au site, profitez du lever du soleil, les premiers cars de touristes ne seront pas encore arrivés et vous vous sentirez un peu plus tranquilles qu’en début d’après-midi; où le site regorgera de touristes.

Si vous vous sentez en forme, attaquez vous à la monter du Wayna Picchu, qui est la montagne en face du Machu Picchu. C’est la vue la plus haute pour dominer le Machu Picchu. Il vous faudra compter 1 heure de marche. <strong>Attention</strong>, le nombre de visiteur du Wayna est limité par jour, commencez l’escapade le plus tôt possible mais la vue vaut le détour.

Enfin, sur le chemin entre Cuzco et Aguas Calientes se trouve le site d’Ollantaytambo. Vous pourrez faire le trajet de Cuzco à Ollantaytambo en bus et récupérer le train depuis cette ville pour Aguas Callientes. Il s’agit ici d’un ancien site militaire où les Incas ont réussis à repousser les conquistadors espagnols. Ce site vaut le détour et vous pourrez y passer une nuit pour vous ressourcer et vous préparer physiquement à l’aventure Machu Picchu !

L’expérience Aguas Calientes – Machu Picchu

Nous venions de passer deux jours à Ollantaytambo. Dans mes souvenirs, il s’agit d’une ville très touristiques en journée et complètement vide le soir; une ville où l’on y passe que pour visiter l’ancien site militaire et qu’on quitte en direction d’Aguas Calientes.

Nous avons donc pris le train en fin d’après-midi en direction d’Aguas Calientes. Le train traversait les montagnes à la nuit tombée… le mal de coeur qui commençait à apparaitre ! Le mal des transports est un problème récurent lorsqu’on traverse le pays.

Une fois arrivé à Aguas Calientes, il faisait bien nuit, nous n’avions que le nom de l’hôtel et pas d’adresse. Nous nous sommes donc mis à la recherche de l’hôtel en demandant aux habitants. Pas un ne le connaissait et nous n’avions pas payé. Le doute s’installait doucement. Allions-nous trouver l’hôtel ? Puis rapidement, nous avons accepté le fait que nous n’allions pas le trouver et qu’il fallait un plan B.

Nous nous sommes mis à la recherche d’un nouvel hôtel et forcément tout était plein. Par miracle, un restaurateur avait deux lits à pouvoirs dans un coin. Il nous a « gentiment » – mais pas gracieusement – hébergé. Nous n’avions plus que quelques heures à dormir avant l’expédition pour le Machu Picchu.

Réveil 4h, habillé et en direction de la place pour prendre le bus ! Go to Machu Picchu !

Une fois en haut, nous avons eu la chance d’avoir un ciel totalement dégagé et avons pu apprécier au mieux le magnifique lever du soleil. Puis nous avons gravi le Wayna Picchu en 45 bonnes minutes de marches – d’escalier, il faut préciser ! Ce fut une expérience inoubliable de par sa beauté et sa difficulté.

Direction Puno

Depuis Cuzco, vous pouvez rejoindre facilement Puno en bus. Une fois de plus, vous devrez choisir entre le bus économique ou le bus de luxe. L’inconvénient du bus économique – donc pas touristique – est qu’il fait beaucoup de détours pour déposer les locaux directement devant chez eux et il n’est pas toujours à l’heure. Résultat n’espérez pas mettre 6 heures, mais plutôt 10…

Puno ne sera pas la ville la plus agréable de votre séjour et il est fortement déconseillé d’y trainer la nuit. Mais c’est une étape primordiale si vous souhaitez naviguer sur le lac Titicaca ! Celui-ci est la frontière entre le Pérou et la Bolivie. Un détour par la Bolivie est envisageable, mais pas forcément nécessaire. Vous risqueriez de perdre votre temps et la Bolivie reste un pays « à risque ».

Il n’y a pas beaucoup de choses à voir à Puno, nous vous conseillons donc d’y faire une simple escale avant de rejoindre le lac Titicaca.

Découvrir le lac Titicaca

Depuis Puno, vous pouvez prendre un bateau pour naviguer sur le lac Titicaca. Ce lac est le plus grand lac, de long en long, d’Amérique du Sud. Il est aussi le lac navigable le plus haut du monde. Sur le lac se trouve plusieurs îles qui présentent, plus ou moins, chacune leur particularités.

Si vous prenez n’importe bateau pour visiter le lac, il s’arrêtera toujours sur les Iles Uros. Ces îles ont la particularité d’être des îles flottantes fabriquées entièrement de roseaux. Vous trouverez divers produits fabriqués par ces indiens Uros – ils vivent principalement du tourisme. Pour information, ils ne vivent plus sur ces îles. Le dernier indien Uros est mort à la fin des années 50.

Il existe deux autres grandes îles, sur la partie Péruvienne, Amantani et Taquile. Ces deux îles ont respectivement 4000 et 3500 habitants. Au moment de l’achat de vos billets de bateau, renseignez-vous bien si le bateau couvrira l’une ou l’autre des deux îles – voire les deux !

Pour avoir personnellement passé une nuit sur l’île Taquile, je vous recommande vivement de faire de même. Il est en aucun cas nécessaire de réserver ni le bateau, ni la nuit. Les habitants vous attendront à l’embarcadère de l’île et vous proposeront une chambre pour la nuit ainsi que le souper. Ce n’est pas la nuit la plus économique que vous passerez et encore moins la plus confortable. Cela dit, cela fait partie de mes meilleurs souvenirs. Depuis l’île, on ne voit absolument pas le continent et l’île n’est pas immense. On se sent un peu tout éloigné de la civilisation… C’est très agréable, reposant et calme ! Vous l’aurez compris, j’ai été conquis !

Enfin, dernier conseil concernant le bateau, c’est toujours la même chose que le bus. Deux tarifs, l’économique et l’autre… Et comme toujours, la différence se fait dans le temps de la traversée et le confort ! J’ai un souvenir d’une traversée interminable. Si vous avez le mal de mer, attention, faites le bon choix !

Une journée sur le lac Titicaca

Depuis Puno, nous avons pris le bateau le moins cher en direction de l’île Taquile dans l’espoir d’y passer la nuit. Nous nous sommes retrouvés sur un bateau surchargé. Première étape, les îles Uros, passage obligatoire lorsque l’on navigue sur le lac.

C’était la deuxième fois en deux jours que nous les visitions et la motivation n’était pas forcément avec nous. Un incroyable piège touristique avec pour seul objectif, vous rendre tout et n’importe quoi.

Après deux escales sur les îles, le bateau s’est mis en direct de l’île Taquile. Le trajet semblait interminable et tous les autres bateaux nous doublaient les uns après les autres, déprimant ! Et oui, l’inconvénient des bateaux pas cher… en plus de l’odeur et de l’inconfort, il fallait que cela dur des heures.

Une fois arrivés sur l’île, nous avons discuté avec une dame qui attendait les touristes pour leur proposer le logis. Sans demander le prix, nous avons accepté et nous l’avons suivie. L’épreuve Taquile commence, il faut grimper plus de 500 marches pour accéder sur le plateau de l’île et sous une trentaine de degrés ! Le Pérou est une épreuve…

L’île n’est vraiment pas grande et on se sent véritablement entouré d’eau au milieu de nulle part. Nous avons déposé nos affaires chez l’habitant – très spartiate. De la terre au sol, trois petits lits dans un coin. Dans la maison principale, une grande pièce où il faisait tout, ou presque… et le cochon qui cohabitait.

Nous nous sommes promenés, rapidement fait le tour. Nous sommes descendus de l’autre côté de l’île et avons profité sur calme ambiant.

En retournant à notre « gîte », nous avons rencontré le grand-père de la maison. Il nous a expliqué qu’il était un ancien musicien et qu’il était venu en France jouer avec son orchestre -dans le nord. Hum… sympa pour une visite de la France. Il nous a montré des photos de lui dans les journaux – ce fut un bon moment.

Le soir est arrivé à grands pas, nous avons diné chez l’habitant un plat bien local. La nuit tombe très rapidement et le froid en fait de même – je vous conseille fortement de bien vous couvrir.

Le lendemain, nous avons repris notre bateau pour une nouvelle traversée très … très longue !

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A propos de l'auteur

Jonathan Lasbordes

Chef de projet Marketing Freelance, je m'occupe de projets multimédias et intervient dans la mise en place de campagnes marketing chez mes clients.

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