Le dirigeant de la plateforme d’échanges de Bitcoins, MtGox condamné pour malversations

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Le tribunal de Tokyo vient de rendre son jugement le 15 mars 2019 concernant Mark Karpelès, ex-dirigeant de l’entreprise Mt Gox (qui gère 70% des transactions Bitcoins dans le monde) qui a été condamné à 2 ans et demi avec sursis pour malversation ayant conduit la société à la faillite en 2014.

Pas de prison ferme

La peine semble peu sévère par rapport aux 10 ans ferme réclamés par le procureur contre le jeune génie de l’informatique de 33 ans. Selon son avocat, NobuyasuOgata, le seul chef d’accusation retenu contre son client est celui de la falsification des données informatiques par la création de fausse monnaie virtuelle. L’argumentaire appuie davantage sur le fait qu’il y avait une volonté manifeste de dissimulation et donc d’abus de confiance. Rappelons qu’en janvier 2014, la société Mt Gox a subi une attaque qui a détourné environ 400 millions d’euros soit 750 000 BTC.

Autrement dit, après plusieurs mois d’investigation, plusieurs périodes de détention provisoire et une libération sous caution avec interdiction de quitter le territoire, Mark Karpelès peut désormais se déplacer plus librement dans l’éventualité d’un pourvoi en appel.

Pas de détournements de fonds

Le tribunal de Tokyo a en effet innocenté le français sur plusieurs points en justifiant le manque de preuves tangibles notamment sur les soupçons d’enrichissement personnel. Il n’y aurait pas eu de détournements de fonds, mais seulement une manipulation illégale des données informatiques. Rappelons que cette accusation est fondée sur l’existence de multiples virements aux montants très élevés, depuis le compte de la société Mt Gox vers son compte bancaire personnel. Mark Karpelès s’est toujours défendu en expliquant qu’il s’agit d’acompte pour couvrir ses dépenses personnelles.

Les sommes ont été passées en écriture comme des prêts à court terme sans intérêt ni échéance. Les juges ont donc rendu leur verdict en appuyant leur décision sur le bénéfice du doute et en partant du principe que la pratique était commune dans les petites entreprises.

Le tribunal a estimé que Mark Karpelès a utilisé cet argent pour des frais de fonctionnement même si plusieurs acquisitions semblent peu convaincantes comme l’achat d’un logiciel de création graphique qui n’est d’aucune utilité aux activités de Mt Gox.

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